C'est la première question que se posent les parents, et elle se tranche assez vite, à condition de regarder la bonne chose. Ce n'est pas le niveau de l'élève qui décide, c'est la nature du blocage.
Beaucoup de parents choisissent en fonction de la gravité : « il a 8 de moyenne, donc il faut du lourd ». C'est un mauvais critère. Un élève à 8 de moyenne dans une seule matière et un élève à 8 partout n'ont pas du tout le même problème.
La bonne question est celle-ci : est-ce que le blocage porte sur un contenu, ou sur une méthode ?
Un blocage de contenu, c'est un chapitre précis qui ne passe pas. Les fonctions en 2de, l'accord du participe passé, la conjugaison espagnole. L'élève sait travailler, il bute sur une notion.
Un blocage de méthode, c'est un élève qui travaille beaucoup et obtient peu. Il apprend son cours mais rate les contrôles, il ne sait pas rédiger, il ne sait pas s'organiser, ou il a perdu confiance au point de ne plus essayer.
Une heure, sur un besoin identifié, sans engagement de suite. C'est la bonne formule dans trois situations :
Son intérêt, c'est la souplesse. Sa limite aussi : sans continuité, personne ne suit ce qui se passe entre deux séances. Si le même type de blocage revient trois fois, c'est que ce n'était pas un problème de contenu.
Un accompagnement dans la durée, avec un point régulier sur les notes, des exercices corrigés entre les séances, un contact avec les parents et une disponibilité en dehors des cours. C'est la bonne formule quand :
Ce que le suivi apporte et que l'heure isolée n'apportera jamais, c'est la mémoire. Savoir qu'un élève s'est déjà trompé de la même façon en octobre change complètement ce qu'on lui dit en janvier.
Un repère simple : si vous savez nommer précisément ce qui bloque, « les équations », le soutien ponctuel suffit. Si vous ne savez pas nommer le problème et que vous constatez seulement le résultat, c'est le suivi qu'il faut.
En soutien ponctuel, une heure ciblée sur un objectif clair vaut mieux que deux heures floues. Au-delà d'une heure, un collégien décroche.
En suivi, une heure par semaine est le rythme qui produit des résultats visibles sur un trimestre. Deux heures d'affilée une semaine sur deux fonctionnent moins bien : c'est la régularité qui installe les automatismes, pas le volume.
Honnêtement, en trente minutes de conversation. On regarde les derniers bulletins, on demande à l'élève de raconter comment il révise, et on lui fait faire un exercice à voix haute. Ce dernier point est le plus révélateur : la façon dont un élève attaque un exercice dit immédiatement si le problème est le contenu ou la méthode.
À l'issue de cet échange, on sait laquelle des deux formules a du sens, et parfois qu'aucune n'est nécessaire dans l'immédiat.
Un bilan gratuit, sans engagement : on regarde ensemble où ça bloque et quelle formule a réellement du sens pour votre enfant.
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Écrit par la fondatrice de TutoLearning
Professeure particulière depuis dix ans, du collège au lycée, en France, en Suisse et aux Émirats.